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Hélène à Rome

Au cours de la deuxième année de formation en soins infirmiers, j’ai effectué une mobilité de stage Erasmus pendant 11 semaines à Rome.

Dès la première année de formation, j’avais cette volonté de partir à l’étranger. A ce moment-là, j’imaginais encore que les démarches étaient compliquées.

C’est en septembre 2015, lorsque les précédents étudiants Erasmus sont venus exposer leur expérience que j’ai compris que le projet était facilement réalisable. Leur intervention m’a rassurée et m’a motivée. Cela a été un élément déclencheur.

Le projet s’est construit à partir du mois d’octobre 2015, pour un départ envisagé au mois de mars 2016. Pour soutenir ma candidature, j’ai présenté aux formateurs un projet de plusieurs pages ainsi qu’une lettre de motivation. Durant cette période, j’ai mis toutes les chances de mon côté pour réussir mon semestre car je n’envisageais pas partir avec des rattrapages.

L’administration et l’équipe pédagogique m’ont épaulée pour la préparation du dossier administratif. Ils ont facilité mes échanges avec l’université d’accueil.

Une des difficultés en amont était de trouver un logement. Rome est une ville très demandée par les étudiants et comme je suis arrivée en cours d’année, les offres étaient limitées donc chères. Mes collègues et moi qui sommes partis avons fait le constat que la bourse ne suffit pas et qu’il faudrait trouver d’autres fonds.

De même pour l’acquisition de compétences linguistiques en italien. Je n’ai pas étudié cette langue à l’école et je suis partie avec une base faible. Cependant, une fois sur place, j’ai très vite progressé car j’étais en immersion totale. Ainsi, la barrière de la langue a très peu freiné ma progression en stage.

L’université et l’hôpital partenaire m’ont très bien accueillie. J’étais entourée par trois personnes ressources durant mon séjour, en plus des équipes soignantes dans les services.

Ainsi, j’ai effectué 5 semaines de stage en brève observation intensive et 5 semaines en chirurgie générale.

J’ai progressé dans l’acquisition des compétences, des connaissances mais aussi dans l’acquisition de gestes techniques. J’ai également beaucoup apprécié pouvoir développer mes compétences relationnelles à l’étranger.

Etre en stage à l’étranger permet aussi de confronter les pratiques, une certaine Vision de la profession ou encore des valeurs professionnelles. Les équipes soignantes et moi-même avons été très curieux du métier de l’autre dans nos pays respectifs et cela a valu de nombreuses conversations, questions à propos de la culture, de l’éthique, de la valorisation du travail, du contexte de travail, de l’organisation, de la charge etc…

Je regrette le fait d’avoir été peu en contact avec d’autres étudiants infirmiers italiens ou étrangers durant mon séjour. Cependant, 2 de mes formateurs sont venus en visite de stage à Rome et ce jour-là, nous avons eu un grand temps d’exposés et d’échanges auprès d’étudiants à propos de la formation. Cela était très intéressant et m’a permis de connaître les différences entre leur formation et la nôtre.

Durant mon séjour, j’ai eu 4 évaluations à préparer individuellement. C’était une certaine charge de travail en plus du rythme de stage, de la découverte de ville… C’est pourquoi je pense aussi que c’est difficile de partir si on a des rattrapages car cela deviendrait lourd à gérer mais ce n’est pas impossible. A titre personnel, je pense que j’aurais été en difficulté.

Le diplôme d’état en soins infirmiers est reconnu en Europe. Il me paraissait donc essentiel de m’ouvrir et de participer au programme d’échange Erasmus. J’ai souhaité valoriser ma formation car mon projet professionnel est de travailler à l’étranger, au Luxembourg notamment. J’ai appris à être autonome, à m’adapter à différentes situations. Je suis revenue de cette expérience plus solide et surtout avec plus de confiance en moi.

Cette expérience m’a permis également de me questionner et de réfléchir sur d’autres pratiques. J’ai dû effectuer des recherches, développer ma curiosité intellectuelle et tout cela va m’aider en vue du mémoire de fin d’études. La visée personnelle de ce projet était aussi de m’enrichir culturellement et socialement. Cette expérience m’a aussi permis d’apprendre et de comprendre une nouvelle langue, ce qui est une plus-value.

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