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Erasmus en Belgique

" Le projet de partir en ERASMUS m’est venu très rapidement suite à la présentation d’un élève parti en Belgique lors de sa deuxième année d'étude. Même si sa présentation était particulièrement axée sur les difficultés, le travail et la rigueur, j’avais le besoin de me mettre au défi pour finir ma deuxième année, en espérant que cela soit bénéfique pour ma troisième année.

J’ai décidé de partir en Belgique car je voulais me confronter à la difficulté dont on m’avait parlé. Je voulais également bénéficier d’un séjour Erasmus sans la barrière de la langue, et j’avais envie de faire deux stages en l’espace de 11 semaines. Connaissant une formatrice de l’école d’accueil, j’avais déjà un point de repère, donc je partais relativement confiante et j’avais vraiment envie de vivre cette expérience.

Au début, tout le monde se moquait de moi, on me reprochait de faire un Erasmus en Belgique. On me disait que cela ne servait à rien, que c’était ridicule que j’avais autant rester en France. Même sur mes lieux de stages, beaucoup de gens trouvaient cela bizarre, sachant qu’à Libramont il y a une grande partie d’étudiants français, car de nombreux étudiants passent par la Belgique pour faire leurs études.

Sur place je logeais dans une collocation, appelée kot en Belgique, c’était une chambre avec salle de bain ; il n’y avait que des étudiants, nous étions une quinzaine, pas mal d’entre eux étaient à l’école de kinésithérapie. Ce logement était situé à 5 minutes en voiture de l’école en plein centre, à proximité des commerces et des quelques bars. Libramont est une toute petite ville. J’avais un loyer de 280 euros par mois. Avec des dépenses de nourriture de 30 euros par semaines en moyenne. C’est une ville d’étudiants, j’y ai fait plein de belle rencontre notamment en stage.

Je ne payais que en liquide sur place car je n’avais pas de carte internationale et je réglais mon loyer en chèque car le propriétaire du kot avait un compte français. Donc je n’ai pas eu de difficulté, je pouvais retirer de l’argent dans une banque sur place, car c’était le même groupe que celle que j’ai en France. J’ai gardé mon forfait téléphonique français car j’avais un téléphone international dans ma collocation donc je pouvais contacter mes proches gratuitement.

En ce qui concerne les quelques jours que j’ai passé à l’école avec soit les deuxièmes, soit les troisièmes années, j’ai pu assister à des conférences et participer à plusieurs reprise aux évaluations cliniques objectives et structurées (ECOS), mais notamment à la confection des oraux de fin d’étude et à l’évaluation des troisièmes années. Cela était très enrichissant, j’ai apprécié leur fonctionnement et leur manière d’apprendre.

J’ai également pu constater cela en stage, en effet les formateur sont très présents, chaque service a un formateur défini, qui encadre tous les élèves de son école qui passe par ce service. Il y a une prise en charge totale du patient, avec un suivi très rapproché par le formateur. Les élèves sont en stage deux semaines sur le même lieu de stage et sont évalués 4 à 5 jours durant le stage. Ce n’était pas mon cas car j’ai fait 6 semaines en médecine générale à l’hôpital de Libramont et 5 semaines en psychiatrie à l’hôpital de Bertrix (à 15 minutes en voiture de Libramont), cependant j’avais également un formateur référent qui me suivait durant mes stages, j’ai donc été évaluée au même titre que les étudiants belges. Il y avait des devoirs à faire à la maison, beaucoup d’entretiens avec le formateur, et de recherche.

Côté pratiques, je devais apprendre certaines techniques de soins que nous n'utilisons pas en France, les protocoles sont souvent différents, de plus ils n’utilisent pas le même matériel et le nom des médicaments change par moment. Tout cela était intéressant et surtout très enrichissant, j’ai également beaucoup appris sur moi-même et la façon dont je me voyais future soignante.

Mes stages ont été très agréables et j’ai été très bien encadrée, les professionnels prennent du temps pour les étudiants et ont bon cœur à leurs apprendre des choses.

Finalement cette expérience m’a donné envie d’aller travailler en Belgique, je n’en retire que des points positifs, et je conseille vivement cet Erasmus qui vaut le coup d’être vécu même si il semble similaire à la France.

Mon meilleur souvenir de cet Erasmus restera à jamais les rencontres que j’y ai faites. Je me suis fait des bons amis, que j’espère revoir très prochainement. Je retire de cette expérience Erasmus un bilan très positif autant sur le plan professionnel que personnel. Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières durant mon séjour, j’ai reçu un accueil très chaleureux dès mon arrivée et mon intégration s’est faite d’autant plus rapidement."

Clara - Deuxième année IDE

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